Il y a 10 ans, j’ai eu un cancer du poumon et l’impression que la mort me prenait dans sa main, se demandant que faire de moi. Elle a décidé de me laisser repartir et continuer à vivre. Mais je n’étais plus tout à fait le même : plus dur et plus tendre à la fois. Lorsque nous y survivons, nos traversées de la maladie grave nous aident-elles à mieux vivre ensuite ?
L’expérience de la maladie traverse toute vie humaine, et se fait de plus en plus présente au fur et à mesure que nous avons la chance d’avancer en âge (« Vieillir est le meilleur moyen que l’on ait trouvé jusqu’à présent pour ne pas mourir » disait Woody Allen). Il est donc précieux de réfléchir à notre manière de vivre et d’habiter la santé et la maladie, de passer de l’une à l’autre.
Précieux aussi de cultiver une forme de santé au sein même de la maladie (ce que Nietzsche appelait la « grande santé », qu’il opposait au simple bien-être) et de songer de temps en temps à notre mort.
La conférence abordera, entre autres, les questions suivantes : comment définir la santé et la maladie ? Comment contribuer à sa bonne santé ? La maladie a-t-elle un sens ? La perspective de la mort rend-elle la vie plus belle et plus précieuse ? Est-il possible d’être heureux·se lorsqu’on est malade ? Le stress rend-il malade, et si oui, comment ? Et à l’inverse, que pouvons-nous espérer des émotions agréables en matière de santé ? L’autoguérison, ça existe ?
Nous envisagerons aussi un point essentiel : est-ce que notre santé doit être un but en elle-même, voire une obsession, ou un seulement un moyen, certes précieux, pour accomplir nos projets de vie ?
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