Les chemins de Lénaïc passent par la Gaume ce jour-là. Un moment délicieux que nous n'avons pas voulu laisser passer. Il nous offre ici, juste après la journée pro de Chiny, son étape du jour.
Fort de son imprégnation en Guyane française auprès des amérindiens Teko et Wayãpi, Lénaïc Eberlin nous guidera sur les traces d’Antonio José Bolivar au cœur de la forêt sacrée,
victime de la barbarie des hommes et plus que jamais menacée.
"La création de Lénaïc Eberlin, avec une sobriété de jeu, de lumière, invite à pénétrer dans la jungle et à suivre les traces de la femelle jaguar. Le public peut sentir la chaleur et l'humidité amazonienne, caresser la bête blessée. Pas de décor, pas de musique, tout est dans la narration, dans le conte, dans l'interprétation, la dégustation des syllabes que l'on pourrait lire à loupe, tel Bolivar. Lénaïc Eberlin conte comme il respire. Un à un, tous les personnages apparaissent dans son récit et le public les suit du village au fleuve, du fleuve à la forêt amazonienne. Œuvre écologique et engagée, le roman de Sepúlveda est un hymne à la nature et une lutte contre la bêtise humaine, contre les gouvernements corrompus. Le voyage est onirique et profondément humaniste. Une très belle création qui, comme le roman, est un antidote à la vieillesse, une invitation à la sagesse et à la sobriété écologique."
(Dernières Nouvelles d'Alsace - Michel Koebel)