FRANÇOISE OU LA VIE CONJUGALE Deuxième partie du diptyque d’André Cayatte France / 1964 / n&b / chaque partie : 1h50
Avec Jacques Charrier, Marie-José Nat, Michel Subor, Macha Méril, Giani Esposito…
La Vie conjugale présente cinq évènements de la vie d’un couple respectivement du point de vue du mari (Jean-Marc) et les mêmes évènements du point de vue de l’épouse (Françoise). Ou si l’on veut d’un point de vue anti-féministe d’une part, et d’un point de vue féministe de l’autre.
À Paris, Françoise et Jean-Marc fréquentent la même faculté de droit, tombent réciproquement amoureux, deviennent amants puis habitent ensemble. La venue d’un enfant et la fin des études d’avocat de Jean-Marc les incitent à se marier. Ils sont contraints de s’installer en province où Jean-Marc a trouvé un poste de juge. Tandis que Jean-Marc est absorbé par sa tâche, Françoise s’ennuie de Paris dans son rôle d’épouse dévolue à la gestion du ménage. Ils reviennent à Paris où, grâce à leurs relations, Jean-Marc est embauché dans un cabinet d’avocats. Mais, vite rebuté par les procédés de ses patrons, il démissionne avec l’objectif d’ouvrir son propre cabinet. Pendant ce temps, pour subvenir à leurs besoins, Françoise commence à travailler et connaît une réussite spectaculaire. Jean-Marc en prend ombrage, ce qui entraîne des dissensions dans leur couple puis sa rupture. Sur le chemin du divorce, leur passage en conciliation les rapproche. Ils s’octroient alors un voyage en amoureux, mais recommencent à se disputer et se séparent de nouveau. Vont-ils vraiment pouvoir vivre l’un sans l’autre ?
On a souvent réduit André Cayatte à l’image d’un « cinéaste à thèse », caricaturée notamment par François Truffaut, du fait de la série de films de procès qu’il a réalisé dans les années 50. Si la justice (plus particulièrement l’injustice) lui fournit le plus efficace des théâtres, lui permettant d’accuser la machine judiciaire et ses monstrueuses imperfections, Cayatte se renouvelle cependant en traitant des questions de société qui l’intéressent (la domination coloniale dans Œil pour œil, ou les zones d’ombre de l’Occupation dans Le passage du Rhin), jusqu’à ce diptyque conceptuel qu’est La vie conjugale, soit deux films sortis en même temps, qui rendent compte du désagrègement d’un couple par des flashbacks, dont la construction et la perception sont différentes d’un volet à l’autre, selon le point de vue des protagonistes.
Peu soucieux de forme, se concentrant davantage sur le contenu, Cayatte offre ici une intéressants approche à double facette d’une même histoire, et une précieuse description de l’évolution des mœurs dans les années 60.
JEAN-MARC OU LA VIE CONJUGALE Première partie du diptyque d’André Cayatte
est projetée le dimanche 31 août à 18h
CLUB16 : le ciné-club en projection 16 mm
Participation : 5€
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